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The Death Weelers - Chaos And The Art Of Motorcycle Madness


La formation originaire de Québec, The Death Weelers, qui propose un stoner/rock psychédélique instrumental cinématique grandement influencé par le monde des motards, de la route et des enfers, sort son troisième opus. Le quatuor nous offre un nouvel album dans la lignée de ses deux prédecesseurs. Road trip psychédélique aux saveurs de desert rock graissé aux riffs fuzzés à bloc, voilà ce que les musiciens nous propose. Retour sur Chaos And The Art Of Motorcycle Madness, petit bijou du genre.


Le groupe

Source : BandCamp

De gauche à droite : Jean-Michel Perrier (batterie), Hugo "Red Beard" Bertacchi (guitare), Max "The Axe" Tremblay (basse) , Edouard Desaulniers (guitare)


The Death Weelers a vu le jour en décembre 2014, d'abord comme projet solo du multi-instrumentaliste Max Tremblay. Il a commencé à enregistrer des démos dans son studio maison où il jouait tous les instruments pour ce projet 100% DIY. Ces enregistrements ont été publiés sur BandCamp et rapidement il a vendu toutes les cassettes et le succès fut imminent. C'est par la suite qu'il a recruté des musiciens locaux pour transformer ce projet solo à un vrai groupe pour jouer les morceaux en spectacles. Max a baigné dans un univers musical grâce à la collection de disques de son père et a grandi en écoutant Led Zeppelin, Grand Funk Railroad, The Ventures, Black Sabbath ou encore Neil Young. C'est là que c'est forgé son amour pour la musique. Adolescent, il développe une obsession pour des formations comme The Stooges, Motörhead et Deep Purple.


Avant celui-ci, deux albums et un EP ont vu le jour, à savoir Mind Blowing Trip !!! (2015), I Tread On Your Grave (2018) et Divine Filth (2020). Leur univers musical est un stoner/rock psychédélique instumental très cinématique et propice à être la trame sonore d'un bon western spaghetti ou d'un Tarantino. Avec comme toile de fond, le monde des motards, de la route et le satanisme. Ils définissent leur son comme étant du "Sleeze n' roll des profondeurs des enfers".Les musiciens sont d'ailleurs fans de films d'exploitation, c'est à dire des films réalisés avec peu ou pas d'attention à la qualité et qui évite les dépenses de production. Ils glissent des répliques de films qu'ils affectionnent ,dont, entre autres, Satan's Sadists (1969), Stone (1974), Werewolves On Wheels (1971) ou The Proud Biker (1971). L'ajout de ces passages renforce le côté cinématique et roadtrip infernal de l'oeuvre et le résultat est surprenant. On entre dans leur univer fascinant dès la première écoute. Ils exploitent et subliment énormément de styles musicaux : psyché, stoner, garage rock, punk, surf rock, funk des années 70, afrobeat, heavy metal...le tout avec un groove déconcertant.


L'album

Source : BandCamp


Chaos And The Art Of Motorcycle Madness est donc le troisième album complet du groupe, disponible depuis le 25 août via le label RidingEasy Records. Il contient onze compositions originales pour une durée de 40 minutes. C'est le genre de disque qui s'écoute du début jusqu'à la fin dans l'ordre logique car c'est une oeuvre à part entière, une sorte d'album-concept. La pochette réalisée par Jason Cruz contient un hommage à celle de l'album Left Hand Path du groupe suédois de death metal Entombed.

J'ai aimé chaque chanson que j'ai écouté religieusement à plusieurs reprises. J'aime le côté speedrock, ça va vite, les riffs sont musclés et on est imprégnés dans ce monde fascinant dès les premières notes. A écouter en moto ou en Communauto, selon vos envies et budget, mais il sera, j'en suis certain, la trame sonore parfaite d'un roadtrip inoubliable!


Le radar analytique et intense d'Eddy

1.The Scum Always Rises To The Top : introduction d'une minute avec un larsen qui évolue jusqu'à un riff de guitare étourdissant avant d'annoncer la piste suivante.

2.Morbid Bails : j'aime beaucoup à 1:20 la façon dont le morceau évolue. On assiste à une jam rock'n'roll infernale. La performance à la batterie de Jean-Michel Perrier est délectable avec des changements de tempos qui font vivre une expérience auditive des plus agréables. Une touche de rock sudiste nous plonge dans un désert brûlant.


3.Les Mufflers Du Mal : jeu de mot habile avec "Les Fleurs Du Mal", recueil de poèmes de Charles Baudelaire et un muffler, ou pot d'échappement, dans ce cas-ci d'une bécane. C'est une de mes pièces favorites du disque. Je retrouve beaucoup de sonorités qui me rappellent des groupes que j'écoute comme Electric Wizard, Satan's Satyrs, White Zombie ou encore A Karma To Burn.


4.Ride Into The Rot – Everything Lewder Than Everything Else : clin d'oeil à Motörhead. Introdution à la basse, grasse à souhaits, avant de partir dans un furieux speedrock à l'ambiance chaude d'une autoroute au milieu du désert. C'est intense, ça va très vite et c'est trippant au boute! La complémentarité et la cohésion musicale entre les deux guitaristes est absolument parfaite.

Le vidéoclip est à voir absolument car il colle parfaitement avec l'ambiance de la pièce :


5.Triple D (Dead, Drunk And Depraved) : le début commence par un extrait du film The Wild Angels (1966) et c'est Peter Fonda qu'on entend :

"We want to be free. We want to be free to do what we want to do. We want to be free to ride. We want to be free to ride our machines without being hassled by The Man... And we want to get loaded! And we want to have a good time. That's what we're gonna do: we're going to have a good time. We're gonna have a party."

Cette courte pièce qui vient couper l'album en deux parties pour légèrement calmer les hostilités. Belle distortion bien lourde!


6.Lucifer's Bend : guitares musclées au programme. L'auditeur a vraiment la sensation de vitesse et de lacher prise derrière le guidon d'un bolide ! On perd un peu de vitesse avant d'arriver à la pièce suivante.


7.Brain Bucket : ambiance supersonique avec un riff de guitare garage punk bien fisselé J'y ai retrouvé du Earthless, The Vines, The Hives et encore du A Karma To Burn. La réplique de film m'a bien fait rire : "Are you allright ?" "Oh yeah, that's why I wear brain bucket".


8.Open Road x Open Casket : ambiance western spaghetti/surf rock. On sent bien l'influence du jeu de basse que Lemmy a eu sur Max Tremblay sur le riff d'introduction. Belle variation d'émotions et des passages plus lents, ce qu'on avait pas entendu jusqu'à présent (à partir de 2:10). Cela donne du répit à l'auditeur pour sentir pleinement l'intensité de la pièce. Le choix de distortion de guitares est judicieux.


9.Motortician : une belle démonstration de talents avec ces riffs de guitares qui font autant de bien à l'âme qu'aux oreilles.


10.Interquaalude : interlude à l'atmosphère menaçante sous trip de Quaalude, drogue récréative très en vogue à la fin des années 60 et au début des années 70 en Amérique du Nord.


11.Sissy Bar Strut – Nymphony 69 : morceau terriblement groovy qui me rappelle plusieurs guitar hero de renommée internationale et également des groupes de desert rock comme Kyuss avec la patte de Josh Homme. Une jam intensément jouissive qui figure parmi les meilleurs moments de l'opus.


12.Cycling For Satan Part II : plongeon dans les profondeurs des enfers avec cette dernière offrande qui cloture cet opus où la qualité d'écriture ne s'est éssouflée à aucun moment. Grand moment.



Les informations inutiles d'Eddy

-RidingEasy Records est un label que j'aime beaucoup. Dans les nombreux artistes présents dans le catalogue, on peut retrouver Alastor, BlackWater Holylight, Hell Fire et Spelljammer.


-Le spectacle de lancement et de présentation aura lieu ce samedi 9 septembre au Knock-Out, disquaire situé rue Saint-Joseph à Québec. Ne manquez pas ça. L'occasion également de vous procurer ce précieux sésame. En plus cela coïncide avec la journée "Achètes un disque québecois". Je dis ça je dis rien...



-Je les ai vus en spectacle à la Source de la Martinière. Ils ouvraient avec deux autres groupes pour Conan et j'ai adoré leur prestation et leur son unique.


-Ils ont leur propre identité visuelle avec des vestes patchées à l'éffigie du groupe et Hugo porte un casque militaire ce qui rend le côté motard badass encore plus réaliste!


Bref...

Une bonne dose de fuzz pour ce troisième opus dont la production est impeccable. La distortion est dans le tapis et les compositions sont délicieusement épiques. Les musiciens sont complets et talentueux. Leur fascination pour le monde des engins motorisées à deux rues est contagieuse J'adore et j'adhère. A posséder dans sa collection de disques pour tout amateur du genre qui se respecte.


-Label : RidingEasy Records

-Web : https://thedeathwheelers.bandcamp.com/album/chaos-and-the-art-of-motorcycle-madness

-Pour fans de : Satan's Satyrs, A Karma To Burn, Motörhead, Peter Pan Speedrock, Electric Wizard, White Zombie, ...




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